«Too good to go»: 10.000 repas sauvés à Charleroi

À Charleroi, l’heure est au bilan pour « Too good to go », cette application par laquelle les enseignes de restauration proposent leurs invendus du jour à prix réduits. L’initiative a permis de sauver 10.000 repas des poubelles, rien qu’à Charleroi, depuis son arrivée en mars 2018 !

Le concept « too good to go », soit, en français « trop bon pour jeter », avait débarqué en mars 2018 en Belgique. En janvier 2019, nous faisions le point sur l’arrivée de l’application en région carolo, et déjà une dizaine de partenaires avaient rejoint le mouvement, en proposant des paniers d’invendus à prix réduits en fin de journée, afin d’éviter le gaspillage. À l’époque, l’application rencontrait déjà un certain succès dans la cité carolo.

2.000 utilisateurs actifs, 31 partenaires engagés, et plus de 10.000 repas rescapés

En juillet, soit six mois après notre première prise de température, l’heure est au bilan : à Charleroi, on compte 2.000 utilisateurs actifs, 31 partenaires engagés, et plus de 10.000 repas rescapés des poubelles depuis le lancement de l’application au mois de mars de l’année dernière, soit en moins d’un an et demi. Si on élargit à la région carolo, plus de 42.000 repas ont ainsi été récupérés.

À Charleroi même, cela revient à 625 repas sauvés par mois, soit 20 repas en moyenne par jour, pour 2.625 repas sauvés dans la région. Soit plus ou moins 87 repas sauvés par jour !
25.000 tonnes de CO2 évités

10.000 repas sauvés à Charleroi, c’est autant de kilos de nourriture sauvée des poubelles ! Ce chiffre équivaut à 25.000 tonnes de CO2 épargnés.

Une application remarquable

Au niveau des 31 partenaires carolos, on est plutôt satisfait du concept proposé par « Too good to go » : « C’est une application remarquable et pratique autant pour le partenaire que pour le client. De plus, le fait de pouvoir contribuer au futur de notre planète est une motivation supplémentaire », déclare Jonathan Jacobs, du supermarché Match à Jumet.

Et pourtant, les enseignes ne font aucune marge bénéficiaire sur les paniers distribués, le prix de celui-ci étant largement inférieur au prix total des produits qu’il contient. À l’époque déjà, en janvier, le chef interne du Novotel à Charleroi expliquait : « le concept fonctionne bien parce qu’on a toujours des surplus sur nos buffets, on a un volume de marchandise au-delà de ce qui est consommé. On trouvait ça bête de systématiquement jeter des produits encore frais, même si on ne se fait pas d’argent dessus. »

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