L’horeca à moitié du niveau d’emploi normal

Depuis que l’horeca belge a rouvert ses portes le 8 juin, SD Worx constate qu’il a repris ses activités à 43 % (la semaine du 8 juin) et à 48 % au maximum au cours des semaines suivantes. Le secteur horeca n’atteint que la moitié de l’emploi normal en juin. Les vacances d’été seront décisives. C’est ce qu’a calculé SD Worx, spécialiste en RH, sur la base des données salariales les plus récentes de plus de 20 000 travailleurs auprès de plus de 2 200 employeurs actifs dans l’horeca.

Seulement une demi-relance

Vassilios Skarlidis, Directeur Régional PME de SD Worx : « Au mois de mai, notre horeca a pu maintenir un emploi limité de 20 % grâce au take away. Lors de la réouverture, nous avons observé plus d’un doublement de l’emploi, pour atteindre près de 50 % de taux d’occupation, mais le « comeback » indispensable se fait encore attendre. Les mois d’été seront décisifs pour l’emploi et la reprise dans ce secteur. »

Seule la première semaine de mars a encore été normale, avec près de 80 % de jours prestés. La semaine du 9 mars a déjà souffert d’un week-end manqué : à partir du samedi 14 mars, tous les restaurants ont dû fermer leurs portes.

La relance est amorcée, mais l’horeca reste le principal utilisateur de la mesure d’aide

L’horeca se situe dans le top trois des plus fortes hausses en termes d’emploi, après les coiffeurs et les entreprises de titres-services. Sur une base mensuelle, SD Worx constate plus qu’un doublement du nombre de jours d’emploi.

 % de jours ouvrés % de chômage temporaire dû au coronavirus
 mars 46,36 % 40,91 %
 avril 13,38 % 78,17 %
 mai 20,35 % 70,23 %
 juin 43,16 % 46,59 %

L’année 2020 avait pourtant bien débuté, avec 81,3 % et 84,8 % de jours ouvrés en janvier et février, soit presque le même niveau qu’en 2019 (respectivement 81,9 % et 86,0 %). À partir de mars, l’emploi est retombé de moitié, lorsque le gouvernement a annoncé la fermeture le 14 mars. Le plancher absolu a été atteint en avril, avec seulement 13,5 % de jours de travail. Heureusement, le secteur a pu faire appel au chômage temporaire, qui a été maximal en avril avec 78 % de jours de chômage temporaire. En juin, ce pourcentage a diminué de moitié pour atteindre 47 %. L’horeca est donc le plus gros utilisateur de la mesure d’aide, avec le secteur aérien (46,17 %).

Juillet et août : l’heure de vérité

Vassilios Skarlidis de SD Worx ajoute : « Il y a bien sûr aussi des différences au sein même du secteur horeca : les restaurants, cafés et hôtels se portent mieux que le catering et les restaurants d’entreprise. Le retard au niveau du catering pour les événements continuera à se creuser durant l’été. Mais en réalité, tous les sous-secteurs peuvent faire un sérieux bond en avant. Notre horeca souhaite tourner à nouveau à plein régime cet été. »

Come-back de l’horeca (CP 302)

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